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ARIA FERMATA | Irène Mélix

BIENALE DE LYON, opening 17.09.2019

Bureau des Pleurs (roughly translated as „Department of tears“) was imagines by Carla Adra, Romain Bobichon, Fatma Cheffi, Sophie T. Lvoff, Lou Masduraud, Irène Mélix and Maha Yammine in collaboration with François Piron, coordinator of the postgraduate program at the Nationale Fine Arts School (ENSBA) Lyon, where the artists met. The collective – with its slogan „we know the future of this place“ – is occupying a former administration-department office in the Fagor factory. Using clues about the site’s recent activity and the words of local residents, Bureau des Pleurs is envisioning a potential future where new poetic and political functions are beginning to take shape. Bureau des Pleurs has enacted many reappropriations: slowly bringing entropy to a space taken over by sand, repurposing the furniture found on the site and the whistling of the machines, but also disseminating „lift music“, a style of instrumental music originally intended to maintain and even surreptitously quicken the rate of production. And lastly, who is this idle young woman haunting the empty factory, and spied on through a curved mirror that was used, back in the old days, to surveil the assembly lines?

Le Bureau des Pleurs (imaginé par Carla Adra, Romain Bobichon, Fatma Cheffi, Sophie T. Lvoff, Lou Masduraud, Irène Mélix et Maha Yammine, en collaboration avec François Piron, coordinateur du post-diplôme de l’ENSBA Lyon où se sont connus ces artistes), avec son slogan « we know the future of this place », investit un ancien bureau de l’administration des usines Fagor. À l’aide d’indices de l’activité récente du site, il projette dans un futur potentiel où de nouvelles fonctionnalités poétiques et politiques commencent à se dessiner. On observe, parmi les multiples gestes de détournements effectués par le Bureau des Pleurs, la lente entropie d’un espace envahi par le sable, la réaffectation du mobilier administratif trouvé sur place, la réplique des grondements et des sifflements des machines, mais aussi la diffusion d’une « musique d’ascenseur », un style de musique instrumentale destiné, à l’origine, à maintenir et même accélérer subrepticement les cadences de production. Épiée depuis le miroir convexe qui servait à l’époque à la surveillance des chaînes de montage, qui enfin est cette jeune femme désœuvrée qui hante l’usine vide ?


Irène Mélix, Rosa Klee
vidéo, 9:20 min

The production of the Fagor-Brandt factory stands still. The production chains have been dismantled. The workers left. Only the sounds of the nearby streets remain in the huge halls. But the produced goods will come back to complain at the Bureau des Pleurs. The washing machine returns to express anger, disappointment and critique towards the flow of global capital that leaves the space empty and the workers without jobs, the produced goods disappearing. Turning, beeping, whisteling, screaming, its sound will invade the place all over again.

La production de l’usine Fagor-Brandt est figée. Les chaînes de production ont été démantelées. Les ouvriers et ouvrières sont parties. Seul le bruit des rues avoisinantes résonne dans les halles immenses. Mais le bruit de la production revient pour se plaindre au Bureau des Pleurs. Les machines à laver reviennent pour exprimer colère, critique et déception envers les flux du capital qui ont vidé l’espace et laissé les ouvrier.es sans emploi. En collaboration avec la musicienne Rosa Klee, Irène Mélix interprète le son d’une machine à laver. Son corps, sa voix incorporent la machine : grondements, sifflements, hurlements, le son envahit l’espace de nouveau.